Parce que je viens d’écouter “La flûte enchantée”…

Et ce, probablement pour la 300 ème fois! La “mienne” -enfin, celle des “miennes” que je préfère- est tout simplement somptueuse. Sarastro, le grand et beau Sarastro est interprété par Kurt Moll et Edda Moser est une Reine de la Nuit hors du commun. On a presque envie d’enfourcher derrière elle la première étoile passant à notre portée et de se laisser engloutir dans son monde de folie, si impressionnant, si fascinant. Si mélodique. On craint pour elle à chaque crescendo…. on touche à l’indicible. Avant Mozart, personne n’avait jamais réussi cela. pourquoi cet air plutôt qu’un autre? Mystère! Peut être parce que j’imagine la solitude de ces deux là: elle, perchée sur son rayon de lune, lui, en train d’écrire ces notes venues d’un monde auquel personne d’autre n’eut jamais accès
Tout au long de cette oeuvre qui pourrait tout aussi bien commencer par “il était une fois”, comme un conte pour enfants sages….Mozart feuillette son petit livre de sorcier et lève sa baguette magique: les montagnes s’entrouvrent, les reines apparaissent sur un trône tapissé d’étoiles et les serpents dangereux, les vilains messieurs et les méchantes sorcières sont prêts à débouler au détour de chaque mesure.
J’aime Mozart. Et je ne suis pas la seule! Et tout naturellement me revient une petite histoire:
Verdi et Rossini se rencontrent:
“Dis-moi, Giacomo, qui est pour toi le plus grand compositeur de tous les temps?
L’autre, un peu interloqué le regarde et lui répond:
“Bach, bien entendu!”
Et Verdi de demander:
“Et Mozart?”
Rossini, tout d’un coup souriant, lumineux, comme inspiré par une grâce céleste répond avec tendresse:
“Mozart? Ah Mozart……! Mozart, c’est l’unique”

Et comme vous êtes bien gentils de venir de temps à autre voir ce qui se passe sur ce blog, je vous fais ce soir un petit cadeau :
Kurt Moll, dans “Isis und Osiris”
Edda Moser dans l’air de la Reine de la Nuit
Si cela vous amuse, et bien que cela n’ait aucun rapport avec notre petit commerce fapsien -quoique… -, de temps à autre je vous bassinerai un peu avec Mozart! Comme ce soir, après trois heures d’écoute de ce chef d’oeuvre, il peut m’arriver d’être intarissable sur le sujet…

3 Comments on “Parce que je viens d’écouter “La flûte enchantée”…

  1. Oui, tu as raison, pauvre petit enfant…..mais à la réflexion, Léopold Mozart, le papa du divin bambin, aurait lui aussi mérité qu'on lui mette la DASS sur le dos. Dès l'âge de 7 ans, le petit faisait le singe savant dans toutes les cours d'Europe et son iPad regorgeait de rendez-vous toujours au moins un an à l'avance. En plus, pour aller de Vienne à Londres ou à Paris ou à Prague, ils ne prenaient pas l'avion, c'est certain. Mais le petit Wolfgang, c'était l'assurance-vie de son papa…! Alors….

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